Avec idiCo comme actionnaire minoritaire, Hyperion Capital compte accélérer sa croissance. Entretien avec son codirigeant, Nicolas Dadoun.
Investissement Conseils : En juillet, idiCo entrait à votre capital. Pour quelles raisons ?
Nicolas Dadoun : Hyperion Capital est une aventure entrepreneuriale que j’ai débuté avec Hugo Vervisch, avec qui nous avons racheté le cabinet créé par son père en 1999.
Puis nous avons opéré différentes opérations de croissance externe, avec des cabinets pesant jusqu’à une trentaine de millions d’euros d’encours. Le recours à un fonds d’investissement nous a permis de réaliser les opérations de cash-out de deux associés qui avaient d’autres projets, mais aussi et surtout de nous doter des moyens nécessaires à nos ambitions. Lors de cette prise de participation, quatre opérations ont été réalisées, ainsi que plusieurs recrutements de postes-clefs afin de structurer le groupe.
Depuis 2020, nous avons ainsi pu constituer des pôles régionaux, à Grenoble, Nantes, Pau et Paris, avec une équipe d’une vingtaine de personnes sur qui nous pouvons compter pour le développement organique du groupe.
Quelle est votre cible de cabinet ?
Il ne s’agit pas d’empiler les encours, mais de nous associer à des personnes d’expérience, car nous avons besoin de nous structurer davantage.
Nous ciblons des cabinets où nous sommes implantés, donc potentiellement des CGP partant à la retraite, mais aussi là où nous ne sommes pas encore présents, donc avec la volonté de nous appuyer sur des équipes en place. Nous sommes attachés à la proximité que nous entretenons avec nos clients : les équipes commerciales et de back-office sont présentes localement. Idéalement, les cabinets représentent 20 à 70 millions d’euros d’encours, un niveau où la concurrence entre les acteurs de la consolidation est moins forte et où notre organisation permet d’être à forte valeur ajoutée. Nous privilégions les structures familiales qui se retrouvent dans notre modèle. En nous rejoignant, elles ne sont pas une goutte d’eau dans un océan : leurs dirigeants apportent leurs compétences à une dynamique entrepreneuriale qui n’en est qu’à ses débuts.
Nous développons également des verticales complémentaires, notamment la santé collective, avec le recrutement d’un directeur santé avec plus de vingt ans d’expérience, par exemple, car ces activités sont très complémentaires avec les nôtres.
Quel modèle d’association proposez-vous ?
Pour les CGP qui souhaitent s’adosser à nous pour leur développement, nous proposons un réinvestissement d’une partie du produit de cession à nos côtés dans le groupe Hyperion. Ensuite, les structures fusionnent et officient sous notre marque. Leurs dirigeants ont également un vrai rôle à jouer dans le développement de leur secteur, y compris par croissance externe.
Que représente Hyperion aujourd’hui ?
Nous conseillons environ huit cents familles pour mille cinq cents personnes physiques. A l’heure de la prise de participation d’idiCo, nos encours s’élevaient à 300 millions d’euros, pour 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. En septembre dernier, deux opérations nous ont permis d’atteindre les 400 millions d’euros d’actifs sous gestion.
