Les montants de déduction des pensions alimentaires versées à un enfant majeur ou à un parent ont été mis à jour pour la déclaration d’impôts 2025 (sur les revenus de l’année 2024).
Le contribuable peut déduire de son revenu global la pension alimentaire versée à un enfant majeur, quel que soit son âge, s’il n’est pas rattaché à son foyer fiscal pour l’impôt sur le revenu et que ses revenus sont insuffisants, mais aussi celle versée à un ascendant (parent, grand-parent, arrière-grand-parent) dans le besoin et envers lequel il a une obligation alimentaire.
Pension alimentaire versée à un enfant majeur
Si l’enfant est domicilié chez le contribuable, celui-ci peut déduire la pension alimentaire versée à un enfant majeur si deux conditions sont réunies :
- l’enfant n’est pas rattaché au foyer fiscal pour l’impôt sur le revenu. En effet, la déduction de la pension n’est pas possible s’il est rattaché au foyer fiscal de celui qui la verse ;
- il a des revenus insuffisants. Il peut s’agir d’une pension pour un enfant poursuivant des études ou d’un enfant qui est au chômage. Pour la déclaration 2025 des revenus perçus en 2024, la déduction, sans justificatifs, correspond à la somme forfaitaire de 4 039 euros par enfant au titre du logement et de la nourriture. D’autres dépenses, comme les frais de scolarité ou de santé, peuvent être déduites pour leur montant réel et avec justificatifs : la déduction totale est limitée à 6 794 euros par enfant. Si l’enfant n’est pas hébergé chez le contribuable toute l’année, le calcul se fait au prorata du nombre de mois concernés. Si l’enfant ne vit pas chez le contribuable, celui-ci peut déduire les dépenses engagées pour sa scolarité, sa nourriture, sa santé ou son loyer. Le plafond de déduction est fixé à 6 794 euros par enfant. Tous les justificatifs des dépenses doivent être conservés et présentés sur demande de l’administration fiscale. Si les parents sont imposés séparément, chaque parent peut déduire ses dépenses dans la limite de ce plafond. A savoir que dans ces deux situations, le montant de la déduction est doublé si l’enfant est marié, pacsé ou chargé de famille, divorcé ou veuf et que le parent subvient seul à ses besoins. Et l’enfant majeur doit faire sa propre déclaration dans laquelle il indique comme revenu la pension qui lui est versée.
Pension alimentaire versée à un ascendant dans le besoin
Dans le cas d’un contribuable hébergeant un ascendant (parent, grand-parent ou arrière-grand-parent) dans le besoin, il est possible de déduire de ses revenus, sans justificatifs, une somme forfaitaire au titre du logement et de la nourriture de 4 039 euros. Si le parent a plus de soixante-quinze ans, la déduction forfaitaire est admise lorsque ses ressources ne dépassent pas le plafond de ressources fixé pour l’octroi de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), soit 12 144,27 euros par an pour une personne seule ou 18 854,02 euros pour un couple. Dans le cas d’un versement d’une pension au titre de l’obligation alimentaire à un parent, il est possible de déduire le montant intégral de cette pension, à condition de pouvoir justifier les versements (relevés bancaires…) et la réalité des dépenses effectivement supportées (factures…). Le versement de la pension peut aussi se faire par la prise en charge de frais de santé ou de maison de retraite. Attention toutefois, le contribuable ne peut pas déduire de pension alimentaire s’il bénéficie déjà d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de l’ascendant, lequel, d’ailleurs, doit déclarer dans ses revenus la pension alimentaire reçue.
