Des offres différenciantes et adaptées aux clients

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Depuis dix-sept ans, Vatel Capital construit une offre à destination des épargnants et exclusivement commercialisée par les professionnels du patrimoine. Partie du capital-investissement défiscalisant, la société a progressivement élargi sa palette à la dette privée, les terres agricoles et la forêt. Entretien avec Matthieu Lambert, directeur général délégué.

Des offres différenciantes et adaptées aux clientsInvestissement Conseils : Pourriez-vous nous présenter Vatel Capital ?
Matthieu Lambert : Vatel Capital est une société de gestion créée en 2008, spécialiste du financement des PME et totalement détenue par ses dirigeants. Notre modèle économique est simple : nous sommes de purs producteurs de solutions d’investissement à destination de plus de mille cent sociétés de conseil en gestion de patrimoine, allant du cabinet de gestion de patrimoine individuel à de plus importantes structures comme Boursorama. Ne pas avoir de réseau de distribution propriétaire nous impose de proposer en permanence une offre différenciante et qui répond aux différents besoins des clients finaux de nos partenaires. Notre expertise historique est le financement d’entreprises, principalement françaises et du « terroir », en capital-développement. Nous avons progressivement élargi notre palette aux actifs naturels, les forêts et les terres agricoles. Depuis notre création, nous avons levé plus de 800 millions d’euros et remboursé plus de 240 millions d’euros à nos investisseurs. Ainsi, nos actifs sous gestion s’élèvent actuellement à plus de 500 millions d’euros, principalement dans le domaine du financement des entreprises (plus de 80 %).

Qu’en est-il de votre offre en financement d’entreprise ?
Comme indiqué précédemment, notre vocation est d’accompagner des PME françaises matures dans une thèse de croissance à laquelle nous adhérons, qu’il s’agisse d’innovation, de croissance externe, d’intégration verticale, de besoin en fonds de roulement ou encore de la duplication d’un modèle sur un nouveau territoire. Les dirigeants de ces PME ont ainsi pu prouver qu’ils avaient la capacité de délivrer. Généralement, les PME que nous accompagnons réalisent entre 5 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, et notre ticket d’investissement oscille entre 1 et 10 millions d’euros. Si nous sommes des généralistes, nous avons, au fil du temps, développé une bonne expertise dans les domaines de la santé (notamment le matériel médical), le tourisme sous l’angle de l’hébergement avec un mixte immobilier/exploitation (principalement en Corse), l’industrie ou encore les énergies alternatives (hydrogène, biomasse, photovoltaïque, biogaz, etc.). Notre financement peut prendre la forme d’une prise de participation capitalistique, généralement minoritaire car les dirigeants des PME que nous accompagnons ont un fort sentiment d’appartenance à l’entreprise qu’ils ont le plus souvent créée. Nous pouvons également les financer en quasi-fonds propre, ce qui permet au dirigeant de ne pas trop se diluer et nous sécurise également. L’option de conversion sera potentiellement levée dans le cadre d’une stratégie défensive de notre part. Parfois, nous mêlons les deux formules : prise de participations et obligations convertibles. Enfin, ce financement peut également être purement et simplement obligataire.

Et en matière d’actifs « naturels » ?
Ici, nous avons créé la SC Terres Invest qui investit sur des terres agricoles françaises dans le but de les louer à de jeunes agriculteurs qui souhaitent s’installer. Ce marché est assez profond, avec 500 000 hectares qui changent de mains chaque année pour un total de 7 milliards d’euros de transaction. L’an passé, ce fonds accessible sur différents contrats d’assurance-vie mais aussi en direct, a délivré une performance de 3,19 % nette pour sa première année d’exploitation. Eu égard à la baisse des taux et aux atermoiements des marchés financiers, la période actuelle est propice pour ce type de fonds (SRI 2) qui permet d’accéder à une performance supérieure au fonds en euros, mais aussi de faire partie de la poche UC parfois nécessaire pour aller capter un boost de rendement sur l’actif général. D’autre part, nous disposons d’un GFI, alors qu’il existe sur ce marché de la forêt, historiquement dominé par un acteur et mieux appréhendé par les investisseurs, une certaine demande. Nous disposons d’une bonne expertise dans ce domaine, puisque nous gérons une foncière forestière depuis 2016. Alors que notre premier millésime nous a permis de collecter une vingtaine de millions d’euros en un an et demi, un deuxième millésime a été lancé.

Concrètement, à quels besoins répondent vos solutions ?
Trois catégories d’objectifs peuvent être remplies par nos fonds : la défiscalisation, donner du sens à son épargne et générer du rendement. Dans le cadre de nos solutions fiscalement privilégiées, nous avons toujours nos FIP et FCPI. La demande est toujours soutenue, et le sera d’autant plus que, cette année, la réduction d’impôt va revenir au taux de 25 %, contre 18 % l’an passé, sur les FCPI. Nous proposons ici nos FIP Kallisté, sur la Corse, et nos FCPI de la gamme Dividende Plus. Ces derniers sont appréciés car ils ont une durée de vie limitée à six ans, sans prorogation possible. Sur les douze millésimes remboursés, onze ont délivré une performance positive hors avantage fiscal. Toujours sur le plan fiscal, nous disposons d’un fonds éligible au remploi (article 150-0 B ter du CGI) qui se distingue par une période de blocage limitée à douze mois (contrairement à au moins cinq ans pour les FCPR). En effet, Vatel Remploi est une SCA constituée sous la forme d’une holding non-animatrice et donc qualifiée d’investissement direct. Ouverte en permanence, elle investit sur des PME françaises cotées (vingt-six actuellement), pour un encours de l’ordre de 25 millions d’euros à date. Afin de donner du sens à son épargne, nous proposons nos fonds d’actifs naturels qui répondent aux besoins des épargnants souhaitant donner du sens à leur épargne, notre GFI étant également fiscalement attractif, y compris sur le plan successoral, et la SC Terres Invest, premier fonds d’investissement en foncier agricole français éligible à l’assurance-vie et aux PER. Enfin, nous disposons d’une offre de rendement. Elle s’appuie sur notre filiale de Crowdlending, Vatel Direct. Pour l’investisseur, il s’agit de contribuer directement au développement d’une PME de son choix dès 100 euros et d’obtenir un rendement fixe de 8 à 10 % sur une durée, elle aussi, fixe allant de deux à cinq ans. Chaque mois, il perçoit ses intérêts et une partie du capital prêté, ce qui lui permet de « dérisquer » son investissement au fil du temps, contrairement à un crédit in fine. Parallèlement, nous avons lancé le FCPR Vatel Rendement PME, un fonds Evergreen de dette privée combinant obligations classiques et obligations convertibles. Ce FCPR dispose d’une liquidité bimensuelle, avec des sorties sans pénalité. Pour assurer cette liquidité, le fonds s’appuie sur une poche de liquidité de 25 %, mais aussi sur le fait que les obligations détenues en portefeuille sont remboursées intérêt et capital au fil de l’eau. Nous avons d’ores et déjà collecté 16 millions d’euros sur ce fonds éligible à l’assurance-vie et en direct.

Quels services proposez-vous aux CGP ?
Nos fonds retail sont accessibles via une souscription totalement digitalisée et fluide. Cela est d’autant plus important pour nos fonds fiscaux avec plusieurs milliers de souscriptions à gérer sur les deux périodes intenses que sont avril/juin et la fin d’année. Par ailleurs, nos partenaires disposent d’un extranet sur lequel ils peuvent suivre les investissements de leurs clients et accéder à la documentation, leur commissionnement… Ronan Lalande et moi-même accompagnons nos partenaires avec une grande proximité via des animations propres ou en partenariat avec d’autres asset managers, plates-formes ou assureurs. Sur le seul premier trimestre, nous avons, par exemple, rencontré nos partenaires lors de dix événements, sans compter les échanges individuels.

Quelles sont vos nouveautés pour cette année ?
A très court terme, nous allons digitaliser la souscription du FCPR Vatel Rendement. Puis, lors du second semestre, nous allons renouveler notre offre de fonds fiscaux (FIP et FCPI). Nous nous intéressons également à la possibilité de renforcer notre gamme d’actifs naturels via la création d’un GFV. Néanmoins, notre priorité reste de nous rapprocher de nos partenaires pour leur présenter notre gamme, qui s’est bien élargie ces deux dernières années.