Les produits structurés affolent les compteurs. Leur commercialisation auprès des particuliers est ainsi passée de 23 milliards d’euros en 2021 à 42 milliards en 2023, selon les données d’une étude conjointe AMF-ACPR. Tout porte à croire que la tendance aura été confirmée en 2024. Point clé : cette embellie aura surtout profité au marché de l’assurance-vie, qui recueille 79 % des investissements réalisés dans les produits structurés (21 % pour le compte-titres), principalement auprès d’une clientèle d’investisseurs particuliers avertis. Résultat, selon l’étude précitée, les produits structurés distribués en assurance-vie représentaient un total de 57 milliards d’euros sur les 507 milliards d’unités de compte (UC) distribuées par les assureurs à fin 2023. Soit 11,3 % des encours des UC, contre 8,9 % deux ans plus tôt. Ce stock en hausse est évidemment le résultat d’une production dynamique. Ainsi en 2023, les épargnants auront investi pour 25 milliards dans les produits structurés au sein de leurs assurances vie, avec en regard 15 milliards d’euros remboursés. Autre information : l’étude indique qu’à fin 2023 les produits structurés se répartissaient en deux groupes distincts quant au risque pris : 41 % avaient un niveau de 1 à 3, 59 % de 4 à 7 (dont seulement 5 % en classe 7). La part des produits avec garantie totale à l’échéance est aussi en augmentation. Et si en théorie, la duration prévue dans les produits structurés analysés par l’ACPR-AMF est généralement comprise entre cinq et dix ans, dans la pratique, plus de 90 % d’entre eux ont été clôturés avant leur durée maximale contractuelle. Enfin, côté performance, le rendement annuel médian s’établit à 6,50 % (période 2021-2023), hors frais. Seuls 1 % des produits structurés ont enregistré une perte en capital.
L’assurance-vie, réceptacle phare des produits structurés
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