Un PER individuel tout terrain

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April déploie un plan d’épargne-retraite (PER) à destination de ses dix-sept mille courtiers partenaires. Trois modes de gestion y sont inclus pour couvrir tous les profils clients. April déploie un plan d’épargne-retraite (PER) à destination de ses dix-sept mille courtiers partenaires. Trois modes de gestion y sont inclus pour couvrir tous les profils clients.

Le PER individuel (PERin) continue de tisser sa toile sur le territoire national. C’est au tour du courtier-grossiste April de lancer son offre, dénommée PERin Avenir.

Observateur en retrait de ce marché de l’épargne-retraite jusqu’à présent, le groupe April passe donc à l’action. Sans conteste, l’acquisition finalisée en juillet 2024 du groupe DLPK – bien connu pour sa plate-forme de services aux CGP via sa marque Nortia – a accéléré cette mise en route. Les « parcours digitaux simples et sécurisés » de DLPK ont notamment été intégrés dans l’extranet April On. La construction de ce produit repose aussi sur un troisième pilier, l’assureur Suravenir. La filiale du Crédit mutuel Arkéa, très présente sur le marché de l’épargne intermédiée, est ici garante de la bonne exécution et gestion de ce PER, qui repose juridiquement sur un contrat d’assurance-vie (comme la quasi-totalité des PER individuels du marché).

Trois modes de gestion

Ce PER se veut résolument tout-terrain, utilisable tant par les courtiers novices qu’experts. Trois modes de gestion sont ainsi inclus dans le produit : une gestion pilotée à horizon (dont la présence est rendue obligatoire par la réglementation), une gestion sous mandat multi-gestionnaire, et un mode de gestion libre avec une large panoplie d’unités de compte (UC).

Dans le détail, on y dénombre une cinquantaine de fonds obligataires, plus de cent fonds actions, mais aussi une quarantaine de fonds mixtes et de nombreux supports immobiliers (dont une quinzaine de SCPI). Douze fonds de capital-investissement sont aussi partie prenante de l’offre financière.

Sur le plan contractuel, le versement initial est fixé à 1 000 euros à la souscription. Ensuite, le seuil minimal pour les versements programmés est bas, à 50 euros seulement.

Côté frais, ils sont dans la norme du marché des PER intermédiés, avec 0,90 % de frais de gestion annuels sur le fonds en euros et 1 % sur les unités de compte. En cas de choix du mandat d’arbitrage, 0,50 % est ajouté à ce dernier taux. Les frais sur versements contractuels sont au maximum de 4,50 %, un niveau à la main du courtier. Ce PER ne contient aucuns frais sur les arbitrages.

Des options de prévoyance et de sortie en rente viagère font aussi partie du package. Complet, donc.

Une large distribution

Côté distribution, April s’appuie sur un important réseau de courtiers, avec quelque dix-sept mille professionnels. L’épargne-retraite est désormais vue comme un relais de croissance pour ces partenaires, y compris ceux non portés sur l’épargne.

« Nous sommes convaincus du poten- tiel de développement du PER dans les prochaines années, explique ainsi Emmanuel Maillet, directeur général délégué en charge des assurances de personnes et de l’épargne chez April. Nous avons imaginé PERin Avenir, un produit simple pour accompagner nos partenaires courtiers dans leur développement, qu’ils soient novices ou expérimentés, afin qu’ils aident leurs clients à piloter finement leur préparation à la retraite. »

Un dispositif de formation sur ce terrain souvent tortueux de l’épargne-retraite, notamment au plan fiscal, a été mis en route par April pour ses partenaires. Le devoir de conseil est aussi sécurisé dans le processus de souscription avec des parcours digitaux balisés. Deux simulateurs dédiés à la retraite et à la fiscalité sont enfin utilisables par les courtiers dans leur relation client.

Après des tests auprès de courtiers volontaires durant l’été, le produit a été lancé courant octobre.

April à l’assaut du marché de l’épargne

April à l’assaut du marché de l’épargne

Né en 1988, le courtier-grossiste April est aujourd’hui un acteur tout terrain, développant une offre en assurances de personnes (santé, santé des expatriés, prévoyance), en dommages, mais aussi en épargne et gestion de patrimoine. En 2024, son chiffre d’affaires global a été porté à 860 millions d’euros, 21 % étant réalisés à l’international (vingt pays d’implantation). Point notable : l’activité épargne et gestion de patrimoine prend désormais une place forte dans cette croissance, avec un chiffre d’affaires de 182 millions porté par le rachat de DLPK. Cette activité « s’impose comme le troisième pilier du groupe », indique April. En parallèle, le courtier s’appuie sur un autre groupement de CGP, au travers de Magnacarta. Les encours totaux en épargne-retraite sont de 16 milliards (fin 2024). Et les ambitions du groupe sont claires : « devenir un leader multicanal de la distribution de solutions d’investissement ».

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