« Les Buddenbrook » de Thomas Mann, prix Nobel de littérature en 1929, retrace le déclin d’une dynastie de marchands de Lübeck sur quatre générations. Ce roman a donné son nom à la « loi des Buddenbrook », reprise aujourd’hui par de nombreux professionnels et chercheurs, pour illustrer l’essoufflement d’une entreprise familiale au fil des générations qui la dirigent.
Les contre-exemples sont nombreux, mais cette œuvre illustre souvent la réalité de situations vécues par les familles et les entreprises. La granularité dans la description du parcours de chaque personnage permet de comprendre comment les mêmes schémas psychologiques, non identifiés et non traités, se sont transmis de génération en génération, contribuant en partie à la disparition de l’entreprise familiale. Les facteurs humains sont effectivement au cœur des difficultés rencontrées lors des transmissions, mais l’échec de cette transmission n’était probablement pas (...)
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