Société civile de placement immobilier (SCPI)

1. "L’essentiel en un clin d’œil"

“Qu’est-ce que c’est ? ” En achetant des parts de SCPI, vous devenez actionnaire d’une société qui achète et gère des immeubles locatifs et avez droit à une partie des résultats à hauteur de votre participation dans la société. En qualité d’associé, vous avez le droit d’être informé sur la société et d’assister aux assemblées générales.

“À quoi cela sert-il ? ” Comme tout investissement immobilier, l’achat de parts de SCPI vous permet, le plus souvent, de percevoir des revenus réguliers et éventuellement de réaliser des plus-values immobilières.

“Dans quel contexte peut-on ou doit-on l’utiliser ? ” Vous tenez à investir dans la pierre mais vous ne possédez pas les fonds nécessaires et/ou vous ne souhaitez pas vous endetter pour cette opération ? Dans ce cas, les parts de SCPI vous permettent de réaliser, indirectement, un investissement immobilier à moindre coût.

“Quels en sont les avantages ? ” Vous n’avez aucun souci de gestion de votre patrimoine immobilier. La gestion est ici affaire de spécialistes qui sont soumis à la surveillance de l’AMF (Autorité des marchés financiers).

Au lieu de posséder un seul bien, vous détenez une fraction de différents immeubles de taille, de situation et de destination variables.

“Y a-t-il des précautions d’emploi ? ” Même si la liquidité de ce produit est plus grande que la détention en direct, vous devez toutefois envisager l’achat de parts de SCPI comme un placement à moyen ou long terme. En cas de crise de l’immobilier vous pourriez avoir du mal à revendre vos parts. Vous devrez donc les garder en attendant une conjoncture plus favorable.

Il existe une large gamme de SCPI, certaines généralistes, d’autres spécialisées. Il est donc difficile de donner une appréciation globale. Les taux de rendements dépendent largement de la composition du patrimoine de la SCPI.

“Combien ça coûte ? ” Vous supporterez des frais de souscription, des frais de gestion prélevés chaque année et des frais de cession.

Vous serez imposable au titre des revenus auxquels vous avez droit compte tenu de votre participation dans la société.

[Haut de page]
2. Un exemple d’utilisation

À 55 ans, votre situation financière est confortable. À quelques années de la retraite, vous souhaitez cependant vous assurer des revenus réguliers complémentaires afin d’anticiper la baisse de ressources à laquelle vous serez confronté dans 5 ans. Vous optez pour l’investissement en immobilier locatif. Mais n’ayant ni le temps ni les compétences nécessaires pour gérer un patrimoine immobilier, vous préférez investir en parts de SCPI.

Votre choix se porte sur une SCPI classique diversifiée, autrement dit non spécialisée. Vous en espérerez un taux de rendement moyen de 5 à 6 %.

Vous vous portez acquéreur pour 200 parts au prix unitaire de 250 €, soit un investissement total de 50 000 €.

Vos frais de gestion, prélevés chaque année, seront calculés au taux de 8 % sur les loyers hors taxes encaissés par la SCPI.

La première année, votre quote-part des loyers encaissés par la SCPI s’élève à 2 700 € (soit un taux de rendement de 5,4 %). Admettons, pour simplifier, que cette somme soit imposable au titre des revenus fonciers. Vous optez pour le régime de droit commun : vous pourrez donc déduire vos frais et vos charges. Si vous avez acheté vos parts de SCPI à crédit, vous pouvez également déduire les intérêts d’emprunt de vos revenus fonciers.

Vous êtes libre de revendre vos parts à tout moment. À cette occasion, des frais de cession vous seront imputables (leur montant diffère selon qu’il y a eu ou non intervention de la gérance). Si vous réalisez une plus-value, celle-ci sera imposable au titre des plus-values immobilières.

[Haut de page]
3. Les 5 points à retenir
[Haut de page]