Le marché des bureaux francilien marque le pas

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Au premier trimestre 2026, le marché du bureau en Ile-de-France marque le pas, pénalisé par l’attentisme généralisé lié à la géopolitique et aux échéances électorales, révèle Colliers. La demande placée atteint péniblement 367 700 m2, soit à peine 4 000 m2 de plus qu’au premier trimestre 2021, le moins bon trimestre des vingt dernières années. Cela acte d’un recul de 15 % de la demande placée sur un an, avec de très fortes disparités géographiques.

Le réveil de la périphérie
Le secteur péri-Défense, notamment, tire son épingle du jeu et progresse fortement sur un an, avec une grande transaction de plus de 21 700 m2 à Rueil-Malmaison. De même, La Défense, secteur tertiaire établi, enregistre un retrait moins marqué avec 36 600 m2 (- 11 %) placés sur les trois premiers mois de l’année, révèle BNP Paribas Real Estate. Les volumes en deuxième couronne affichent également un résultat très flatteur (+ 92 % sur un an), bien alimenté par la prise à bail par Dassault Systèmes de plus de 23 000 m2 de bureaux dans l’immeuble Connect, à Vélizy-Villacoublay. A l’inverse, après avoir longtemps capté une part significative de la demande post-Covid, le Paris QCA (quartier central des affaires) confirme son ralentissement, enregistrant un volume de transactions en retrait de - 23 % sur un an.

Les grandes surfaces reculent
Historiquement plus sensible aux incertitudes économiques, le marché des grandes surfaces (plus de 5 000 m2) enregistre une forte baisse en ce début d’année (- 42 % par rapport au premier trimestre 2025), totalisant 76 700 m2. Au total seules sept grandes transactions ont été signées au cours du trimestre, soit moitié moins qu’au premier trimestre 2025, représentant 21 % de la demande placée francilienne, dont une seule dans Paris QCA. Cette pénurie de grands gabarits explique la contreperformance globale. Les surfaces intermédiaires et surtout les petites surfaces (inférieures à 1 000 m2) sont en progression sur un an (+ 3 % sur un an pour ces dernières). Par ailleurs, le segment des petites et moyennes surfaces (moins de 5 000 m2) fait preuve d’une forte résilience dans le contexte actuel, totalisant 291 000 m2, en hausse de + 2 % sur un an.

L’offre disponible progresse
Dans cette configuration de marché, l’offre disponible progresse toujours, de 9 % sur un an pour atteindre 6,3 millions de mètres carrés vacants en Ile-de-France. Les loyers moyens se stabilisent, avec un recul qui s’amorce dans certains secteurs, y compris à Paris QCA, même si le loyer prime atteint un nouveau record à 1 250 €/m2/an. Le rattrapage du loyer moyen se poursuit à La Défense, Neuilly-Levallois ou dans la boucle sud. Les valeurs locatives demeurent, somme toute, très hétérogènes, favorisant une plus forte mobilité des utilisateurs à la recherche d’économies, notamment en périphérie.