Le marché des bureaux toujours au ralenti en Ile-de-France

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La demande placée de bureaux en Ile-de-France atteint 1  278  100 m2 sur les neuf premiers mois de l’année, en baisse de -9 % sur un an. Le ralentissement s’est accéléré au troisième trimestre, avec un volume de près de 411  700 m2 placés (-19 % sur un an) selon le consortium Immostat.

La vacance progresse
Après un début d’année dynamique, le marché des grandes surfaces (plus de 5  000 m2) ralentit au troisième trimestre, avec seulement treize transactions. Au total, trente-sept opérations, pour plus de 404 700 m2, ont été recensées depuis le début de l’année (- 13 % sur un an). De son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces (moins de 5  000 m2) affiche, avec 873  300 m2 placés, une baisse plus limitée de 8 % sur un an. Alimentés par plusieurs transactions de plus de 5  000 m2, Paris, hors quartier central des affaires (QCA), et les premières couronnes se démarquent des autres pôles tertiaires, avec respectivement 382  000 m2 (+ 17 % sur un an) et 203  900 m2 (- 2 %) placés sur neuf mois. L’offre immédiate continue d’augmenter, avec un total 5  244  000 m2 de bureaux vacants au troisième trimestre (+ 5 % par rapport au trimestre précédent). A l’exception de La Défense, la vacance progresse sur l’ensemble du territoire francilien.

Un marché polarisé
Paris QCA confirme son attractivité, malgré un volume global en baisse de -15 % sur un an (258  300 m2). Signe d’un désir de centralité toujours aussi présent chez les utilisateurs, les valeurs locatives prime progressent pour atteindre 1 200 €/m2 à la fin du troisième trimestre. Enfin, le marché de La Défense confirme sa belle dynamique sur le marché des petites et moyennes entreprises (+6 % sur un an), affichant un volume global de 119 700 m2 (+ 2 % sur an). Le marché des bureaux francilien reste extrêmement polarisé et hyper-sélectif sur les pôles tertiaires établis et reconnus, où la pression locative est rassurante. Avec 80 % des investissements bureaux réalisés dans Paris intra-muros, l’intérêt pour les territoires secondaires est limité, où les volumes se trouvent durablement pénalisés.