La plate-forme Nevidis déploie et gère une solution d’assurance-emprunteur aux couvertures élargies et personnalisables. Ce produit garanti par MetLife est un outil de prévoyance supplémentaire à destination des CGP.
Le marché de l’assurance de prêt reste verrouillé par les banques. Malgré une réglementation visant à plus de concurrence (cf. encadré), elles réalisent encore aujourd’hui 85 % des affaires. Pour autant, les acteurs alternatifs (assureurs traditionnels, courtiers en ligne…) poursuivent leur offensive, avec des contrats souvent moins onéreux pour le client (notamment sur la tranche trente-quarante-cinq ans) et aux garanties plus modulables. C’est dans ce contexte que Nevidis, une plate-forme de gestion digitalisée du groupe DLPK, spécialisée en prévoyance, propose une nouvelle solution d’assurance-emprunteur à destination de ses partenaires gestionnaires de patrimoine (CGP, banquiers privés, family office).
50 millions d’euros
Son contrat nommé Nevidia Novaterm Emprunteur se distingue à plusieurs titres. D’abord, il affiche des niveaux de couverture très élevés, jusqu’à 50 millions d’euros pour un décès (20 millions maximum pour une perte totale et irréversible d’autonomie, dite PTIA). Nevidis s’appuie ici sur une spécificité des offres garanties par MetLife, l’assureur de ce contrat, avec des montants couverts parmi les plus élevés du marché. Sont ici concernés aussi bien les prêts personnels que professionnels. Autre point distinctif : la souscription se fait sans formalités médicales jusqu’à un montant de 1,25 million d’euros dès lors que la personne assurée a moins de quarante-six ans. Les bornes d’âge du contrat sont aussi très étendues, puisqu’il est possible de souscrire à cette assurance jusqu’à quatre-vingt-six ans (certaines options sont toutefois non proposées aux âges élevés) avec une couverture jusqu’aux quatre-vingt-dix ans, ce qui est rare sur le marché.
Personnalisation
Outre le décès et la PTIA, deux garanties obligatoires qui sont la base de toute assurance de prêt, ce contrat incorpore plusieurs garanties facultatives. L’assuré peut ainsi opter pour le remboursement du capital restant dû en cas d’invalidité permanente totale (IPT) ou d’invalidité professionnelle (IP). Ou encore pour la prise en charge des mensualités du prêt s’il est déclaré en incapacité temporaire totale (ITT) ou en arrêt de travail. En outre, cette assurance inclut des options concernant la franchise en cas d’ITT, la prise en charge « des atteintes disco-vertébrales » ou des affections psychiques sans obligation d’hospitalisation pour les garanties ITT, IPT et IP. Il est aussi possible d’opter pour une exonération des cotisations et la couverture immédiate de l’assuré en cas d’accident (après fin de la franchise). Point important : toute personne ayant une profession ou pratiquant un sport à risque peut, sous conditions, être couvert par cette offre. Ajoutons que des tarifs différenciés entre fumeur et non-fumeur sont aussi de mise. Autant d’éléments permettant de construire une couverture souple et sur mesure, qui impactera évidemment le montant des cotisations.
Gestion déléguée
Technique, jargonneuse, truffée d’acronymes, l’assurance-emprunteur tend à rebuter de nombreux professionnels du patrimoine. Et ce d’autant que le niveau des cotisations y est assez faible. Mais l’écueil porte aussi sur les solutions à apporter à des besoins pourtant bien identifiés. Nevidis intervient à ce moment-là, avec une offre tout terrain, des processus simplifiés via le digital et la prise en charge de la gestion des contrats (délégation de gestion de l’assureur), déchargeant le CGP de toute intervention. « Cette collaboration avec MetLife s’inscrit dans une ambition plus large que l’assurance-emprunteur, pour couvrir tous les aspects de la prévoyance, incluant la protection des personnes clés et des travailleurs non-salariés », commente Delphine Sibony, directrice générale de Nevidis. Première pierre à l’édifice de la prévoyance, l’assurance de prêt permet aussi au conseiller de reprendre la main sur les autres protections de la famille, et parallèlement de dégager une capacité d’épargne si une économie est réalisée via le contrat proposé (en comparaison de l’assurance de prêt de la banque).
Assurance-emprunteur : la liberté de changer
Depuis 2022 et la loi Lemoine, tout assuré est libre de changer d’assurance de prêt immobilier quand il le souhaite. Il peut le faire soit avant la signature du prêt, soit après et ce à tout moment, sans préavis. Sur le plan réglementaire, il revient à tout assureur d’informer ses clients de ce droit à substitution et de ses modalités de mise en œuvre. Point clé, pour valider cette substitution, il faut présenter à sa banque un contrat ayant un niveau de garanties équivalent au contrat quitté (ou à celui proposé par la banque). Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a établi une grille des garanties exigibles. Les raisons de changer de contrat ? Réduire la facture des mensualités (plusieurs milliers d’euros sur la durée d’un crédit selon les profils) et améliorer ses garanties.