6 chiffres-clés pour l’assurance-vie

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Après une année 2025 prolifique, la collecte reste à des niveaux très élevés en ce début d’année. Mais d’autres statistiques publiées par France assureurs au printemps valent d’être connues pour mieux appréhender ce placement et son devenir.

2,60 %
C’est finalement le rendement net moyen des fonds en euros, avant prélèvements sociaux, en 2025. Le taux est donc stable pour la troisième année consécutive. Il concerne les contrats d’assurance-vie souscrits à titre individuel (et non les fonds en euros des contrats retraite d’entreprise). Sur les treize dernières années, qui est la durée moyenne de conservation d’une assurance-vie, le gain ressort à 2,10 % net de frais de gestion, avant taxes sociales.

3,70 %

Tel est le niveau de provision pour participation aux bénéfices (PPB) du marché à fin 2025, après attribution des rendements. Les réserves pointent donc à la baisse, les assureurs ayant pioché 0,30 % en moyenne pour soutenir les taux servis l’an passé. Cette cagnotte valant 3,70 % de rendement reste toutefois significative, permettant de tenir le cap sur les fonds en euros en 2026 et sans doute au-delà. Gare au trompe-l’œil toutefois, puisque ce niveau de PPB est très variable selon les compagnies. Il n’inclut pas non plus la réserve de capitalisation des compagnies et surtout, les plus-values latentes de leurs actifs.

4,70 %
C’est la performance moyenne nette de frais de gestion des unités de compte (UC) l’an dernier. A comparer au 2,60 % des fonds en euros. Sur treize ans, pour coller à la durée moyenne de conservation d’une assurance-vie, France assureurs indique une performance moyenne de 3 %. A comparer encore avec le 2,10 % des fonds en euros garantis. Il s’agit là d’une moyenne, sachant que les UC représentent des panels de risque et donc de performance très différents selon le type d’actifs (actions, obligataires, monétaires, immobiliers).

32 %
La part des UC dans les encours de l’assurance-vie n’en finit plus de grossir. Elle était de 19 % en 2005 et même moindre en 2015, à 18 %. La structure des encours de l’assurance-vie tend donc à se modifier depuis dix ans, même si le fonds en euros en reste la colonne vertébrale. A noter : les transferts de contrats intra-compagnies permis par la loi Pacte concourent à ce basculement. Depuis 2020, plus de 1,8 million de contrats ont été concernés, générant un investissement supplémentaire vers les UC de 1,5 milliard d’euros selon les données de France assureurs.

0,60 %
L’encours des fonds eurocroissance reste anecdotique sur le marché. Fin 2025, ils pesaient 13 milliards d’euros, en hausse de 17 % sur un an. Ce qui fut présenté comme le troisième pilier de l’assurance-vie souffre d’une diffusion commerciale insuffisante avec seulement quelques assureurs actifs. L’an dernier, la collecte nette aura été de 1,25 milliard. C’est 3 % de plus qu’en 2024, mais bien loin de la hausse observée sur le marché général de l’assurance-vie. Dans le détail, la collecte brute a été de 2 milliards (+7 % par rapport à 2024) et les prestations ont atteint 0,76 milliard (+15 %).

54 %
Plus de la moitié des contrats d’assurance-vie (54 % précisément) ont un encours inférieur à 10 000 euros selon la Fédération des assureurs. Mais l’encours moyen d’un contrat est de 35 000 euros. Signe en est que ce placement est à deux faces, avec d’un côté des épargnants assez modestes, de l’autre une clientèle patrimoniale qui tire la croissance de ce marché. 6 % des ménages indiquent placer plus de 10 000 euros par an en assurance-vie, selon un sondage Audirep pour France assureurs (septembre 2025). On comptait 57 millions de contrats en cours fin 2025, pour 20 millions de détenteurs. Plus de 41 % des ménages français sont détenteurs d’un ou plusieurs contrats. Dernier point instructif : la durée moyenne de conservation d’un contrat est de 12,8 ans selon France assureurs. 45 % des détenteurs auraient un contrat de plus de dix ans. Chez certains assureurs toutefois, la durée moyenne de détention est bien plus élevée, proche des vingt ans.

46 %
Transmettre un patrimoine, tel est le premier motif de souscription d’une assurance-vie pour 46 % des ménages (étude « L’assurance : protéger aujourd’hui pour construire demain » de France assureurs, publiée fin mars 2026). Dans le détail, c’est le premier motif pour 18 % d’entre eux, le deuxième pour 15 %, et le troisième pour 13 %. Arrive ensuite la valorisation d’un capital pour 44 % des sondés (dont 19 % en premier motif) et la préparation de la retraite pour 42 % (dont 18 % en premier choix). Ce trio était attendu, il est confirmé par les chiffres. Parer aux imprévus (36 %), aider des proches (32 %), faire face à la perte d’autonomie (28 %), préparer un achat ou investissement futur (13 %), financer les études des enfants (13 %) sont des motivations secondaires.