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L’évolution digitale est en marche



Les évolutions réglementaires et l’arrivée des FinTechs bousculent l’univers du conseil en gestion de patrimoine. Pour faire face à ces deux mouvements inéluctables, les CGPI peuvent compter sur les éditeurs de logiciels « traditionnels » qui adaptent continuellement leur proposition de valeur. Les FinTechs apportent également leur lot de réponses aux nouvelles problématiques des indépendants du patrimoine.



Très concurrentiel, mais dominé par quelques acteurs, le marché des outils dédiés aux conseils en gestion de patrimoine indépendants est en pleine effervescence. En cause, les FinTechs qui arrivent petit à petit sur ce marché.
Néanmoins, l’émergence de ces nouveaux acteurs n’est pas aussi massive et frontale qu’elle peut l’être pour les établissements bancaires ou les sociétés d’assurance. Ces FinTechs, en particulier les robo-advisors qui peuvent concurrencer les CGPI à la marge – la clientèle visée n’étant pas la même –, sont davantage perçues comme de nouveaux outils pour les professionnels du patrimoine  venant concurrencer les éditeurs de logiciels historiques.
Ce sont donc les innovations technologiques qui dynamisent le marché des logiciels en gestion de patrimoine. Certains acteurs ont même élargi leurs champs d’action, tandis que des alliances ont été créées entre certains partenaires.
 
 
Les professionnels doivent s’ouvrir aux FinTechs
En effet, les FinTechs ne sont plus considérées par le marché comme des risques pour la profession. Au contraire, comme en témoigne l’éditorial de Jean-Luc Delsol, trésorier de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP), en date du 5 janvier dernier : « En se reposant sur nos agrégateurs de données, la digitalisation de nos process (signature électronique, remplissage automatique des documents de nos partenaires fournisseurs, accès aux informations) nous offrira une meilleure maîtrise de la connaissance de nos clients, entraînera un accroissement de nos gains de productivité, valorisera nos fonds de commerce. La valeur ajoutée des services que nous délivrons à nos clients n’en sera que supérieure. La mise en perspective de cette évolution peut (doit) se réaliser avec les acteurs nouveaux dits de la FinTech dont le modèle économique aujourd’hui se tourne vers les solutions BtoB, à défaut d’avoir réussi une percée dans le BtoC. Nous connaissons notre clientèle qui, plus que jamais, a besoin de solutions non seulement techniques, mais aussi qui reposent sur l’indispensable facteur humain. Pas de véritable conseil en gestion privée sans relation intuitu personae. Alors, continuons à être proches de nos clients, à les écouter, à être pour eux de vrais conseils, de réels prestataires de services démultipliés grâce à la tech. » Tout est dit !
Lors de l’Université des CGPI organisée par Nortia les 10 et 11 janvier derniers sur le thème du conseiller 3.0, Joëlle Durieux, la directeur général du pôle de compétitivité Finance innovation, a pour sa part exhorté les professionnels du patrimoine à se rapprocher de l’organisation afin de « prendre la mesure des révolutions opérées par les acteurs de la FinTech », tout en précisant que ces nouveaux acteurs – qu’ils s’adressent à l’industrie de la finance ou directement aux clients finaux – n’étaient pas une menace pour les professionnels s’ils en prennent la mesure. « D’ici dix ans, tous les métiers, pas uniquement dans la finance, ne seront pas exercés de la même manière. Ne pas s’y intéresser reviendrait à conduire sans connaître les panneaux de signalisation », a-t-elle, par ailleurs, affirmé en citant les révolutions technologiques engendrées par le Big Data, l’intelligence artificielle, le Cloud, la Blockchain ou encore la réalité augmentée.
Parmi les acteurs cités durant cette conférence (le pôle rassemble trois cent-soixante membres, dont deux cent-vingt start-up) se trouve : 
- Fiduceo, Bankin’, Linxo, Grisbee, Moneythor dans le domaine des PFM (Personal Finance Management ou gestion de finances personnelles) ;
- Advize, Fundshop, Yomoni, Grisbee, Marie Quantier ou encore WeSave pour les robo-advisors ;
- RiskDesign et Neurodecision pour le domaine de la finance comporte-mentale ;
- Sapiendo-Retraite et Grisbee pour le domaine des approches par phase de vie ;
- FundVisory, Fees & You, Connecting Flow, Jump, Hedge Guard ou encore Jump s’agissant des RegTechs (conformité réglementaire) ;
- MarieQuantier, WeSave, Grisbee, Advize, High Wave Digital ou encore Moneythor pour les EdTech (pour technologies dans l’éducation).
 
 
Des offres en constante (r)évolution
Néanmoins, ces FinTechs ne s’adressent pas tous (encore ?) aux indépendants
du patrimoine. Et les acteurs « traditionnels » ont fait évoluer leurs outils de manière très prononcée ces derniers temps. L’année écoulée a donc été riche sur ce marché et 2017 s’annonce encore pleine de mutations, à suivre de près par les CGPI.
 
Harvest lance son application en mars
Chez le leader du marché, Harvest, qui a intégré l’indice Enternext PEA-PME 150 le 3 octobre dernier, plusieurs innovations ont été développées et mises sur le marché. L’an passé, Harvest a sorti sa solution O2S Business Link, sa solution d’interaction digitale entre l’outil de gestion de cabinet O2S (CRM, conformité réglementaire, agrégation des comptes, signature électronique…) et les partenaires des CGPI et banques privées, en particulier les compagnies d’assurances, les plates-formes et les sociétés de gestion. « Notre enquête de satisfaction a démontré qu’il était nécessaire de créer un lien entre nos outils et les extranets de leurs fournisseurs. O2S Business Link permet de simplifier les échanges entre ces outils », affirme Jérôme Môquet, directeur de marché.
Trois services sont intégrés à cette plate-forme de services :
- News Link, un flux d’informations RSS livré en septembre dernier et qui permet aux fournisseurs de diffuser leurs communications auprès des CGPI utilisateurs d’O2S ;
- Extranet Link, une solution permettant d’accéder depuis O2S, en un clic (sans ressaisie d’identifiants) à l’extranet du partenaire pour contrôler/valider les informations clients (fiche client, fiche produit, contrat) ;
- et Trade Link, qui permet le passage de flux d’arbitrages et de souscriptions d’O2S vers l’extranet du partenaire. Une transaction peut donc être réalisée depuis les données O2S pour être finalisée chez le fournisseur, avec signature électronique de ce dernier. Cette technologie est déjà en place chez Generali Patrimoine, Intencial Patrimoine et Vie Plus. Ce service simplifie le parcours du conseiller entre les deux outils et évite de saisir plusieurs fois les mêmes informations.
« Nous allons encore développer l’outil et les fonctionnalités, notamment sur les données à transférer, aussi bien sur les contrats que les pièces client, assure Jérôme Môquet. Des solutions d’allocation d’actifs sont également envisagées. »
Autre nouveauté annoncée chez Harvest l’an passé : le lancement de MoneyPitch prévu en mars et qui « vise à remplacer le Web client déjà en place ». Il s’agit d’une application permettant aux clients de consolider les informations de l’ensemble de leurs comptes et contrats (l’agrégation des comptes externes s’appuie sur la technologie de Budget Insight) : comptes bancaires, d’épargne financière ou réglementée, contrats d’assurance-vie, d’épargne salariale…, le tout avec l’ensemble des sous-jacents de chaque compte.
Ces données sont ensuite transférées sur O2S, avec la nécessaire acceptation du client. L’outil permet alors de procéder à une analyse réglementaire et de performance de l’ensemble des actifs du client. « Avec cet outil, le conseiller peut transférer certaines tâches réglementaires à son client : mise à jour de son profil, de ses objectifs, de ses coordonnées… De son côté, le client dispose d’une vision globale de son patrimoine et peut simuler des projets. De là, le conseiller peut rebondir sur ses simulations ou être directement contacté par le client s’il le souhaite. »
Cette application est mise à disposition par le banquier privé ou le CGPI. « Elle peut être un moyen de facturer des abonnements de suivi », observe Jérôme Môquet. Un robo-advisor issu de la gamme Quantix devrait venir compléter le dispositif. L’application sera présentée aux indépendants du patrimoine lors du tour de France qu’organise Harvest en mars et avril prochains, le Club Harvest édition spéciale CGPI.
 
AMC poursuit l’intégration de ses outils
De son côté, la société AMC a livré le 8 décembre dernier sa nouvelle suite logicielle, le CRM Capital Explorer qui intègre l’ensemble du processus de gestion du client à savoir : le bilan patrimonial, les outils de simulations et l’ensemble des obligations et documents réglementaires (DER, lettre de mission, rapport de mission…) avec un suivi automatisé. « Comme toujours, cet outil – un CRM associé à des fonctions de production – a été élaboré avec pour objectifs d’être simple à utiliser et d’accroître la rapidité de production des dossiers. Un graphiste a revisité l’ensemble des écrans », relève Jean-Pascal Amigues, fondateur et gérant de la société.
Le robo-advisor du conseil Méthode 4D (solution permettant d’automatiser le conseil en définissant les pistes juridiques, fiscales et produits, et qui apporte une réponse aux besoins et objectifs du client) est également intégré dans l’outil, tout comme la signature électronique (avec Universign). Pour le deuxième trimestre 2017, la société compte proposer également un agrégateur.
Côté clients, la société compte toujours deux cent-cinquante cabinets indépendants partenaires. Elle a fait croître son chiffre d’affaires, l’an passé, de + 23 % grâce à la conclusion de contrats avec des grands comptes, en particulier Maaf Vie (groupe Covéa), Banque privée 1818, le site Selogerinvest.com et Urban Premium.
 
FVI se concentre sur ses expertises
Pour sa part, FVI Patrimoine & Entreprise continue de mettre l’accent sur son cœur d’expertise, à savoir l’ingénierie patrimoniale, en particulier sur les dirigeants d’entreprise. La société a ainsi lancé, l’an passé, l’outil Objectif Rému, un logiciel élaboré en compagnie de Pierre-Yves Lagarde, expert du domaine. « Si nous avions déjà des modules relatifs à ce sujet, nous avons développé une solution en un seul écran, détaille Anne-Fleur Malbos, responsable marketing et commercial. Il s’agit ici de permettre au conseil du dirigeant de déterminer les différents scenarii pour optimiser sa rémunération entre salaire et dividende. Cela concerne étalement l’optimisation des prestations sociales. Un module dédié au véhicule – privé ou de société – est également intégré. »
Par ailleurs, la société débute la transposition de ses outils vers Internet dès ce premier semestre. D’ici à fin mars, les premiers modules disponibles sur le Web seront ceux liés aux bilans patrimoniaux, aux simulations de succession et immobilières, et aux projections patrimoniales. « Nous sommes repartis de zéro, avec une ergonomie également totalement revisitée. Les fonctionnalités sont identiques, mais les outils plus simples d’utilisation », assure Anne-Fleur Malbos. Ensuite, les outils dédiés à l’immobilier d’entreprise et à la transmission d’entreprise vont également migrer sur Internet.
Dans son développement, la société poursuit sa forte croissance sur le marché des experts-comptables. Du côté du marché des CGPI, si des accords sont toujours en place avec ManyMore et CGP Soft Corp pour des passerelles entre les outils. 
Enfin, la société doit annoncer prochainement une nouvelle offre concernant une agrégation de compte, une GED et une gestion de cabinet en étroite relation avec Systela, le logiciel phare de la gestion patrimoine.
Dans l’univers des solutions de bilan et de conseil patrimonial, Planète Patrimoine Soft, dirigée par le CGPI Gilles Artaud, poursuit le développement de son logiciel Systerial, aussi bien auprès des CGPI que des professionnels du chiffre via le groupe Revue Fiduciaire.
 
ManyMore développe des outils globaux
Initialement créé comme un outil de gestion de cabinet (agrégation de comptes en particulier), ManyMore a déployé son offre sur l’ensemble des segments de marché. Depuis septembre dernier, ManyMore fait migrer ses partenaires CGPI de sa solution Prisme vers ManyWealth, qui deviendra, à horizon 2017, leur logiciel unique (cf. Investissement Conseils n° 797, de décembre 2016-janvier 2017, page 60). En effet, la société a estimé qu’il était nécessaire de totalement repenser l’outil, puisque Prisme avait été construit autour de la fonction d’agrégation.
ManyWealth comprend des solutions d’avant-vente, de conformité réglementaire, de CRM et d’agrégation des comptes. Un outil de bilan patrimonial (essentiellement des calculs) est intégré, tout comme une solution de détermination du profil investisseur (RiskTolérance), la génération des documents réglementaires, de propositions d’investissements avec argumentaire commercial… L’outil intègre également la signature électronique. Outre l’arrivée sur le marché de ManyWealth, la société a également mis en place sa solution Connective Software déjà utilisée par les partenaires d’Axa Théma. Il s’agit ici de permettre aux CGPI de réaliser leurs opérations sans se connecter aux extranets de leurs différentes compagnies et plates-formes partenaires, le tout avec une digitalisation de l’ensemble des processus : arbitrages et souscriptions. « L’outil s’adapte aux spécificités de chaque fournisseur, assure Emilie Giroux-Levain, directrice du développement de ManyMore. Pour eux, il s’agit de réduire leurs budgets de développement, donc de mutualiser leurs coûts avec d’autres fournisseurs, au sein de ManyMore. Bref, c’est un intranet mutualisé qui fait gagner du temps et de la rapidité d’exécution aussi bien à chaque CGP utilisateur qu’aux fournisseurs. » Outre Axa Théma, de nouvelles conventions devraient être signées avec d’autres acteurs du marché. Pour les non-utilisateurs de ManyWealth, ManyMore a indiqué avoir développé une API, une interface de programmation dénommée Open Wealth Platform, permettant ainsi de faire correspondre tout outil d’agrégation des comptes, de CRM, de gestion réglementaire et d’autres outils internes avec Connective Software. 
 
Amélioration des fonctionnalités 
Chez CGP Soft Corp, l’année 2016 a été consacrée à l’élaboration de nouvelles fonctionnalités au sein de son outil CGP Office (lequel communique avec Systela et Quantalys), dont les livraisons sont prévues dans le courant du premier trimestre 2017.
Parmi celles-ci nous trouvons :
- un CRM développé et en phase de test (horodatage automatique des tâches, gestion des comptes-rendus, du temps passé par dossier, etc.) ;
- la mise à disposition en version bêta du calcul de situation dynamique et des commissions sur encours ;
- la gestion et l’édition des lettres de missions et prestation en automatique, couplées avec la CRM pour définir la facturation des honoraires au temps passé sur les missions et prestations ;
- la refonte de l’édition du reporting financier, avec édition à la carte sur Word ;
- la refonte de l’édition du recueil d’information patrimonial ;
- la refonte des assistants permettant de générer des demandes d’opérations avec une édition auto remplie des PDF.
L’an passé, la société a accueilli trois nouveaux actionnaires, soit sept nouveaux utilisateurs.
 
Quelques évolutions digitales 
Chez Fractal International, diverses évolutions sont à signaler dans les différents outils. Dans P@taudit, le CGP peut désormais télétransmettre à la DGI les informations saisies au niveau de la fiche IR du client, en intégrant les données de nouvelles déclarations. Dans P@triciel, un nouvel onglet « Suivi réglementations » va permettre de visualiser de manière synthétique les actions réalisées.
La société a également intégré des PDF remplissables et avec signature électronique.
Sur le plan patrimonial, la société a réécrit ses simulations immobilières en monuments historiques et loi Malraux. Par ailleurs, une simulation « Projection évolution capacité d’épargne du foyer » est également mise à disposition.
S’agissant de LaFinBox, de nouvelles fonctionnalités ont été lancées également et d’autres sont à venir.
 
Arrivée d’une FinTech en matière de retraite
Dans le domaine du conseil en matière sociale plus spécifique, Factorielles a revisité ses outils (cf. Investissement Conseils n° 796, de novembre 2016, page 57). Depuis peu, la société est également concurrencée dans le domaine de la retraite, avec l’arrivée sur le marché de la FinTech Sapiendo-Retraite (cf. Investissement Conseils n° 794, de septembre 2016, page 66).
Créée en 2016 par Valérie Batigne et primée Service le plus innovant à Patrimonia 2016, cette structure a enrichi son troisième simulateur d’une nouvelle fonctionnalité permettant de vérifier si les relevés de retraite sont complets.
En plus du fait que l’outil permet de télécharger le RIS, et qu’il soit retranscrit à l’écran et analysé pour obtenir une simulation précise et instantanée, les utilisateurs peuvent désormais vérifier si les relevés de retraite sont bien complets, grâce à une nouvelle fonctionnalité qui contrôle le contenu des relevés par rapport aux éléments de carrière de l’assuré. En cas d’anomalie, Sapiendo-Retraite génère automatiquement un courrier de demande de régularisation prêt à signer et à être adressé aux caisses de retraite. Sapiendo-Retraite informe également les utilisateurs des éventuels bonus auxquels ils peuvent prétendre, comme des trimestres enfants attribués au père. 
La mise en place de nouvelles innovations est prévue pour l’année 2017.
 
Conformité réglementaire et dématérialisation
Du côté des produits principalement réglementaires, Upsideo a également enrichi sa gamme d’outils avec notamment un agrégateur de compte et un partenariat avec Linxo. 
Pour sa part, durant l’année 2016, Fees & You a poursuivi son développement. La société dédiée à la mise en conformité des cabinets de CGPI a intégré la signature électronique à l’ensemble des documents réglementaires depuis fin novembre : document d’entrée en relation, lettre de mission, rapport de mission et profil de risque. Il s’agit de la seule prestation payée par le cabinet (0,96 € par dossier), puisque l’accès aux autres outils est gratuit.
Par ailleurs, la société a finalisé sa solution dédiée aux fournisseurs leur permettant de paramétrer eux-mêmes leurs règles de souscription, quel que soit le type de contrat (assurance-vie, souscriptions de parts de SCPI…). « Ces outils peuvent être intégrés dans leurs extranets ou sur notre site, indique Evelyne Desserey, fondatrice et dirigeante de la société. La collecte des pièces est également associée, le tout étant transmis au back-office du fournisseur qui y apporte sa contre-signature finale. »
Cette solution est d’ores et déjà utilisée par Financ’Ile (Girardin industriel) et Severini Pierre & Loisirs (immobilier locatif neuf).
La société a également développé des modules à l’attention du groupe Crédit mutuel Arkéa, en particulier pour sa plate-forme Vie Plus et son extranet Oriadys. « Nos solutions fonctionnent déjà chez eux et seront prochainement en place sur notre application », affirme Clément Giquiaud, ingénieur patrimonial. Des développements sont également en cours chez Ageas Patrimoine, et des accords sont en cours de finalisation avec d’autres assureurs ou plates-formes.
Côté CGPI, plus de mille personnes utilisaient l’application au 31 décembre dernier, pour une centaine de clients intégrés en moyenne par cabinet. Des partenariats avec des réseaux devraient également se matérialiser cette année.
Notons également que les conventions de partenariats peuvent également être mises en place de manière digitalisée via l’outil. C’est le cas pour Info-Pro Digital, par exemple. Aussi, la société travaille sur d’autres outils innovants qui devraient être livrés dans le courant de l’année. Un modèle de rapport de mission destiné aux professionnels de la loi Hoguet doit également être livré au premier trimestre pour les mandats de recherche dans l’immobilier neuf.
 
Allocation : arrivée de robo-advisors 
Du côté des outils d’allocation d’actifs, de nouveaux acteurs ont émergé sur le marché grand public et pourraient s’adresser aux professionnels du patrimoine. 2016 a vu l’entrée sur le marché des CGPI de l’outil d’Active Asset Allocation : RAFA (pour Robot Allocator For Advisor). Spirica vient d’intégrer la solution dans son contrat de capitalisation Spirica Capi. De plus, RAFA va, courant 2017, être disponible comme option d’allocation d’actifs dans deux des contrats Spirica distribués par UAF Life Patrimoine, Version Absolue et NetLife. Toujours avec UAF Life Patrimoine, Adina Grigoriu, la directrice générale d’Active Asset Allocation, assure que
« le contrat d’assurance-vie 100 % digitalisé intégrant RAFA, My Contract, sera en place pour Patrimonia 2017. » En parallèle, la société avance sur de nouveaux projets avec d’autres plates-formes et assureurs.
Pour sa part, l’outil FundShop devrait être intégré chez UAF Life Patrimoine, au plus tard en avril prochain. « Il ne s’agit pas d’intégrer uniquement notre robo-advisor, souligne Léonard de Tilly, son président et fondateur, mais davantage les process d’allocation et d’exécution des ordres avec une gestion individuelle du risque selon le profil du client, les conditions de marché et les filtres du CGPI notamment sa sélection de fonds. »
Après avoir tenté de se développer directement sur le marché des particuliers, la structure concentre tous ses efforts sur des partenariats avec les plates-formes, y compris celles en ligne, les banques privées et de réseau, et les CGPI. Chez ces derniers, certains utilisent déjà FundShop dans l’univers de différents contrats d’assurance-vie. Toujours dans le domaine des outils d’accompagnement dans l’allocation d’actifs et la sélection de fonds, Quantalys poursuit son dynamisme et devrait prochainement lancer une offre d’agrégation. La société a également intégré de nombreux nouveaux clients CGPI depuis l’arrêt de l’activité de la société MyFlow. Notons que dans ce domaine, EOS Allocation a signé, l’an passé, un partenariat avec la société d’agrégation des comptes Ifa Be.
D’autres outils d’allocation devraient venir renforcer la concurrence sur ce marché. Certains sont uniquement dédiés aux professionnels, comme Quantify, d’autres sont des adaptations d’une offre délivrée au grand public.
 
❚ Benoît Descamps


MAJ le 07/03/2017